Mon meilleur ennemi : le SII

Palmiers

hELLO ! Cette fois je reviens avec un article qui me concerne directement mais qui va sûrement en intéresser plus d’un(e) : « La gestion du Syndrome de l’Intestin Irritable ».

Palmiers
Vive la chlorophylle!

Le SII (Syndrome de l’Intestin Irritable) ou Syndrome du Côlon Irritable (SCI) n’est pas une maladie, pour autant il gâche bien la vie de certaines personnes.

C’est un ensemble de divers symptômes (perte de poids, manque d’énergie et fatigue, douleurs abdominales, gaz,…) qui interviennent au quotidien ou par crises plus ou moins longues. Chez les femmes, ce SII est encore plus gênant car il amplifie souvent le syndrome pré-menstruel et les douleurs liées aux règles.

Comme il n’existe pas de traitement, on ne peut éradiquer (soigner) le SII. En revanche, il est possible de gérer les symptômes de diverses manières.

Médicaments
Ma trousse de secours de base!

La médecine allopathique emploie divers moyens pour soulager les patients atteints du SII, notamment des anti-inflammatoires, des anti-spasmodiques, des antalgiques (ou analgésiques) plus ou moins puissants… Souvent, ils sont efficaces mais ils nécessitent des prises régulières sur de longues périodes parfois et peuvent perdre de leur efficacité ou causer d’autres soucis de santé, quand ils n’irritent pas davantage l’intestin. C’est un peu le serpent qui se mord la queue!

J’ai expliqué à mon gastro-entérologue que je ne tolérais pas les anti-inflammatoires et que certains antalgiques avaient des effets puissants sur moi (Youhou ! Je vois des éléphants roses!) et que leur prise était donc incompatible avec une vie normale (Essayez de gérer des enfants en bas âge, de travailler ou de conduire complètement défoncé(e), c’est tout un programme! Non, ne tentez pas ! C’est juste dangereux et impossible!). Mais il n’avait rien d’autre à me proposer. J’ai essayé d’aborder la question de l’alimentation et là, il s’est fâché. Pour lui, il valait mieux se gaver de médicaments que de supprimer certains aliments, même temporairement ! Bref, j’ai abrégé. Ceci dit, bien des médecins sont bien plus tolérants, ouverts d’esprit, curieux…, je ne fais pas de généralités à partir de ce cas précis.

Je n’ai pourtant pas pas baissé les bras et j’ai cherché d’autres alternatives auprès de médecines douces, holistiques, naturelles… mais je suis d’un naturel méfiant et sceptique (Saint Thomas ! Sors de ce corps!) et je n’aime pas les régimes à la mode, les aliments bizarres ou au nom barbare. Je sais également que les plantes sont à manier avec précaution malgré leurs qualités naturelles. Enfin, je ne suis pas médecin ! Les astuces qui suivent fonctionnent dans mon cas (crises espacées, moins longues et plus supportables), mais n’hésitez pas à en parler avec votre docteur.

À long terme, il est possible d’agir sur les crises, de les atténuer et de les espacer. Mais cela demande du temps, de la patience et un certain investissement personnel pour remettre en cause certaines habitudes bien ancrées.

1er conseil : Documentez-vous sur votre problème ! Auprès de votre médecin (demandez lui des ouvrages, des études… que vous pourriez lire sans avoir fait médecine!). Cherchez aussi de votre côté auprès d’associations en rencontrant leurs membres, sur des forums… Cela vous permettra de comparer et de voir si la recherche avance. (Oui, les médecins ont parfois une longue carrière, une grande expérience mais ne se sont pas forcément tenus à jour pour tout!)

2ème conseil : Tenez un journal de crise : notez vos symptômes, l’heure d’apparition, la date, l’intensité et ce que vous ingérez (café, thé, bonbons, cigarette, repas,…). Pratique pour discuter avec son médecin et pour trouver un schéma récurrent lié à une ou plusieurs causes (stress, effort, alimentation…).

Marché de Port-Vila, Vanuatu

L’idée générale est d’adopter de nouvelles habitudes plus saines pour vous.

Ainsi, il est avéré que le stress peut provoquer des crises, il peut également les rendre plus violentes. Si vous ne pouvez supprimer la cause du stress, vous devez apprendre à le gérer : yoga, méditation, travail avec un thérapeute,…

De même, il vous faut trouver les aliments ou les substances qui irritent vos intestins : drogues, médicaments, tabac, café, thé, gras, sucre, gluten, lait, crudités, viande… Cet exercice est strictement personnel. Les irritants varient d’une personne à une autre. Essayez de les supprimer temporairement l’un après l’autre en cas de suspicion et voyez s’il y a un résultat positif. Mais dans tous les cas, il vous faudra essayer d’adopter une alimentation équilibrée et personnelle. Un naturopathe, un nutritionniste ou un diététicien peut vous aider.

Le manque de sommeil joue aussi sur le SII. D’abord parce que lorsqu’on est fatigué, on craque plus facilement sur certains aliments irritants (café, sucreries…), ensuite, parce que la fatigue empêche de bien gérer son stress et parce qu’elle empêche le corps de s’auto-réparer. Donc, on se couche dès que la fatigue se fait sentir !

Faire attention aux traitements et aux plantes que l’on prend régulièrement. Parfois, il y a incompatibilité. Mieux vaut dire tout ce que l’on prend à son médecin et en reparler avec son pharmacien ou un autre spécialiste.

Ceci dit, malgré la meilleure volonté du monde, il n’est pas possible d’éradiquer les crises. Il faut donc adopter des mesures d’urgence !

Tisanes
Trousse de secours de base naturelle!

En cas de douleur, ne pas hésiter à aller voir un herboriste. La mienne m’a fourni un mélange pour tisane qui atténue les spasmes très efficacement. En revanche, je ne me risque pas à acheter un produit aux plantes sans conseils avisés ou sans documentation fiable.

Je trouve que la tisane (Oui, le bon vieux pisse-mémé!) a plusieurs vertus :

  • un break lutte contre le stress
  • une boisson chaude réconforte (et quand on a mal, c’est utile !)
  • ça peut avoir bon goût (gourmandise quand tu nous tient!)
  • c’est plus chic et glamour que la prise de cachets
  • ça ne shoote pas comme certains antalgiques
  • pas besoin de prescription du médecin
  • c’est moins cher que certains médicaments (mal remboursés!)

En cas de fatigue intense ou de manque d’énergie, ne pas hésiter à faire des siestes quand c’est possible, à se coucher tôt et donc à dîner très tôt.

Continuer à pratiquer une activité physique modérée : marche, natation, yoga… Attention : pas besoin de faire une vraie séance de sport ! Aller chercher ses enfants à l’école à pied, faire ses courses à pied ou à vélo, faire une ballade (pas une randonnée), 5 minutes de yoga… suffisent pour entretenir un minimum.

 

En outre, les sports doux favorisent généralement une bonne respiration et une bonne respiration masse les intestins. Cela permet d’évacuer plus facilement les gaz et le bol alimentaire (j’avais parlé de chic et de glamour précédemment?).

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Actuellement, je teste des exercices abdominaux hypopressifs. J’ai découvert ces exercices lors de ma rééducation périnéale. Ce sont des exercices qui font travailler la sangle abdominale mais sans appuyer de manière exagérée sur le périnée. Pour cela, il faut pratiquer une bonne respiration, lente et ample. Cela soulage plutôt bien les tensions abdominales. J’attends de voir si cela a un effet sur le long terme mais je constate que en pleine crise, ça soulage.

  • L’exercice du petit chat est simple : à 4 pattes, bras légèrement fléchis, on cambre le dos en inspirant amplement puis on fait le dos rond en expirant lentement. Répéter plusieurs fois.
  • L’exercice alternance respiration apnée est tout aussi simple : dans la même position que précédemment, le dos bien droit et non cambré, on inspire amplement puis on retient sa respiration quelques secondes avant d’expirer lentement jusqu’à rentrer le ventre.
  • L’exercice « on rentre le ventre » me paraît moins naturel : allongé(e) sur le dos, les jambes pliées, on inspire amplement puis en expirant lentement, on étire sa colonne vertébrale à partir de la tête tout en rentrant le ventre et en plaquant la colonne dans le sol. Très efficace tout de même!

Avis à tous les parents ! Vous vous souvenez sans doute des massages que l’on vous a conseillés lorsque votre bébé faisait des coliques du nourrisson ? Bonne nouvelle : un adulte fonctionne pareil ! Vous pouvez donc vous auto-masser ou vous faire masser.

Massage du ventre
Non, ce n’est pas une pub pour un yaourt!

Pour ceux qui n’ont pas connu cette « joie » des coliques du nourrisson, il suffit d’appliquer fermement sa main sur l’abdomen et de masser en cercles plus ou moins larges (soit dans le sens des aiguilles d’une montre, soit en sens inverse. Moi, ça fonctionne mieux en sens inverse alors que beaucoup conseillent d’aller dans le sens classique) pendant quelques minutes. Et si vous appliquez une bouillotte ensuite en vous mettant au chaud avec une tisane, le bonheur !

Exercice pour se masser le ventre
Exercice : « on se berce »

Autre massage pour bébé, mais à faire chez soi sous peine de susciter l’incompréhension chez les collègues : allongez vous sur le dos sur une surface moelleuse (lit, tapi épais…) et repliez vos jambes de manière à avoir les genoux sous le menton et tenez-les avec vos bras. Pratiquez alors un mouvement de bascule, comme si vous vous berciez. Une alternative : les jambes à 90 degrés, essayez de soulever le bassin pour monter en chandelle. Ces 2 exercices évacuent les gaz et les tensions abdominales. Cela étant, si pour les bébés, ce sont les parents qui font faire l’exercice, je déconseille fortement aux adultes de demander de l’aide pour eux ou de les faire en présence de l’amoureux (se), votre cote de séduction risque de baisser sévèrement !

En cas de crise, ne pas abandonner votre idée de refaire toutes les positions du Kamasutra (Bon, des fois, on n’a pas envie!), mais c’est la meilleure des médecines !

N’hésitez pas non plus à prendre des médicaments mais en demandant conseil pour éviter une incompatibilité entre vos tisanes ou mélanges de plantes et vos cachets !

À très vite pour un article un poil plus glamour, j’espère !

Et vous, comment gérez-vous vos crises de SII ? Avez-vous des astuces à partager ?

4 commentaires sur “Mon meilleur ennemi : le SII

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