Comment voyager avec un saumon (euh! des enfants)

Koala

 

hELLO ! Maintenant que la rentrée est passée, j’essaie de repenser à notre voyage en famille et de faire le bilan de notre périple.

Coucher de soleil sur Port-Macquarie, Australie
Coucher de soleil sur Port-Macquarie, Australie

Le premier constat (il y en aura d’autres par la suite) que je peux faire est que voyager à l’étranger avec ses enfants est un plaisir. En France, j’entends fréquemment que voyager avec un enfant jeune est un casse-tête, voire une corvée. Des personnes m’ont dit ne plus voyager depuis une naissance et remettre leur désir d’ailleurs à plus tard… et ce n’était pas une question d’argent.

Je trouve cela dommage. Bien évidemment, voyager en France ou à l’étranger ne s’improvise pas totalement avec un petit et cela a aussi un coût, mais c’est largement faisable. Je vais donc vous faire un compte-rendu de notre voyage en famille et de ce à quoi nous avons dû prêter attention.

Tout d’abord, les habitudes de la famille sont importantes. Nous avons l’habitude de bouger et depuis leur naissance, mes loulous font de longs trajets en voiture. Ben oui, j’ai déjà été coincée 4 heures avec eux, seule, dans des embouteillages (un gros accident) en plein soleil quand ils étaient franchement petits (quelques mois et 3 ans). Après ça, je crois qu’on peut tout envisager sereinement. Ils ont eu aussi l’expérience de l’avion lors d’un vol assez court et ils connaissaient aussi le train. Bref, je ne saurais trop conseiller aux parents qui aiment voyager de les habituer tôt à être déplacés et de leur présenter les trajets sous un jour plaisant. On peut leur montrer des paysages, des gens,…, on peut leur expliquer que le trajet permet d’aller voir de nouvelles choses qu’ils ne rencontrent pas au quotidien. C’est tout bête mais ma grande se calme illico quand elle comprend que pour arriver, il faut déjà partir ! Donc, on évite de partir à l’autre bout du monde si ses enfants ne dépassent jamais le bout de la rue. Gros stress assuré !

Après, le choix de la destination est essentiel avec la durée du voyage. Partir 5 jours au Sri Lanka avec des petits, c’est la garantie de les voir se transformer en gremlins ! Nous sommes partis 5 semaines. Le but était le Vanuatu mais nous avons fait une escale de 15 jours en Australie. Nous avons ainsi absorbé une partie du décalage horaire à l’aller. Nous avons pu aussi perdre du temps sur place et adapter ainsi notre emploi du temps et nos visites sans nous sentir trop déçus de ne pouvoir tout voir. Ensuite, choisir la destination judicieusement permet de « vendre » le projet aux enfants : « Tu vas voir, on va aller observer des koalas, un volcan… ! ». Facile ensuite de les impliquer aux moments cruciaux.

Koala
Trop miiiiiiignon le koala!

On continue avec les préparatifs. Nous avons fait une check-list pour les démarches à effectuer (billets, vaccins, médicaments à obtenir sur ordonnance, visas…) et une pour les bagages.

Le choix de l’avion s’imposait pour nous. Alors nous avons pris le maximum de renseignements auprès de diverses compagnies : horaires, durée des vols, repas à bord… Je mentionne ça car je voulais arriver le soir de manière à pouvoir nous coucher naturellement et prendre tout de suite le bon rythme, quittes à faire une grasse mat’. Ensuite, je voulais éviter les longues correspondances car nous avons un autre impératif à gérer : nos allergies alimentaires. Or, si les compagnies aériennes peuvent garantir des repas plus ou moins adaptés, ce n’est pas évident dans les aéroports. Donc, plus on y passe de temps, plus on risque de devoir trouver de quoi se restaurer. En outre, à part les boutiques (euh, c’est un loisir ça?), il n’y a rien pour faire passer le temps à des petits. Enfin et ça rejoint le point précédent, il a fallu prévoir des en-cas pour les vols. La compagnie nous proposait des repas adaptés (sur le papier), mais j’avais des doutes sur le fait que nos loupiots acceptent de manger et sur la sécurité des repas. Bien m’en a pris, il y a eu quelques bugs : un cracker au gluten, des gâteaux au lait… rien de véritablement gênant, mais les paquets de chips, de biscuits et de bonbons nous ont sauvé la mise !

Pélicans à Port-Macquarie
Un pélican! Comme dans Nemo!

Pour la trousse à pharmacie, il faut se renseigner sur les risques liés au pays de destination (Paludisme, dengue…) et à ceux liés à vos futures activités. Vous ajoutez à ça la trousse de secours basique (pansements, antiseptique…) et les traitements liés aux problèmes de chacun. Pas besoin de dévaliser la pharmacie locale, prenez juste de quoi tenir quelques jours. Dans la plupart des pays, on peut trouver des substituts ou les mêmes molécules.

Le bagage-cabine n’est pas non plus un problème. Pour un bébé, des couches, un change ou deux, tétine (s’il en utilise une), doudou, un ou deux jouets de petite taille : cubes empilables, figurines, un nécessaire de toilette basique… Pour les repas du loulou, l’allaitement peut se faire discrètement sous un plaid fourni par la compagnie aérienne, sinon il est possible de préparer à l’avance autant de biberons que nécessaire avec le lait maternisé habituel non dilué ou de profiter des repas offerts dans l’avion. Nos enfants ont 3 et 6 ans, nous avions un change, une trousse de toilette (eau micellaire, dentifrice, brosses à dents, peigne, déodorant) commune, des figurines, des poupées, des livres et des crayons en plus des doudous et du stock alimentaire. Les écrans dans l’avion les ont bien occupés ! (Comment ça, je peux réciter Kung-fu panda 3 les doigts dans le nez?!!!). En tout cas, ce bagage-cabine dédié aux enfants tenait dans une valisette sans problème.

Voilier dans la baie de Sydney
Un bateau pirate?

Les bagages en soute ne doivent être non plus une corvée. Après avoir listé vos activités, prendre le matériel adéquat est facile. Pensez aussi à regarder la météo, vous aurez les bons vêtements et les bonnes chaussures. Ne rajoutez pas de jouets, les enfants auront des expériences à faire sur place !

Ça y est, c’est le jour du départ ! Mangez correctement avant de partir et buvez de l’eau (la déshydratation rend hargneux!). Dès le début, posez des questions à intervalles réguliers à vos enfants sur ce qu’ils voient, ce qu’ils vivent, leurs sensations… Expliquez-leurs ce que vous allez faire et ce que vous attendez d’eux et ce qu’ils peuvent voir (L’organisation d’un aéroport est passionnante!)… N’hésitez pas : les chariots d’aéroport sont parfaits pour faire la course ou pour les asseoir en hauteur ! Asseyez-vous en tailleur avec eux par terre pour jouer (vous vous laverez les mains après!). Observez les avions. Observez aussi le trajet de l’avion et le passage du temps. Bref, voyez ce trajet passionnant avec votre âme d’aventurier et embarquez vos loulous avec vous !

Dans une démarche écologique, on peut être tentés de refuser les babioles offertes aux enfants par les compagnies aériennes. À voir ! Mes loulous ont reçu des plaids dans une housse-peluche, ils sont devenus des doudous précieux pour eux (Ils les ont aidés lors du voyage, alors!) ! Idem pour les carnets de jeux qui ont été l’occasion d’apprendre à ma fille le décalage horaire et de potasser un peu mon anglais ! Enfin, la miss a reçu un casque audio, nous l’avons recyclé à la maison quand je lui ai donné mon vieux lecteur MP3. Il fonctionne à merveille. Bref, sans tout ramener ou accepter, ces cadeaux sont plutôt bien pensés.

En vol, abusez de l’eau proposée, les petits loups se déshydratent super vite et faites-les dormir à horaires réguliers (Bref, ménagez des pauses par rapport aux écrans!).

Mont Yasur île de Tanna Vanuatu
Même pas peur du volcan!

À l’arrivée, prenez le temps de vous reposer avant d’attaquer les visites et autres joyeusetés. Si vous êtes dans un pays dont ils ne comprennent pas la langue, expliquez-leur ce qui se passe et ce que vous faites. Si des gens s’adressent à eux, traduisez si possible et, pour les enfants qui parlent, n’hésitez pas à leur apprendre quelques mots de la langue (bonjour, bonsoir, SVP, merci…), ils gagneront en autonomie et en plaisir. Au niveau de la gastronomie locale, n’hésitez pas à mixer saveurs locales et produits qu’ils connaissent bien ou qui s’en rapprochent, surtout les premiers jours.

Marché de Port-Vila, Vanuatu
Miam! C’est quoi?

L’idée générale étant de leur offrir un cadre sécurisant tout en éveillant leur curiosité. Et vous saurez que vous aurez gagné quand vos bambins vous diront : « Quand est-ce qu’on repart ? ». Depuis ce gros voyage, nous avons décidé de donner de l’argent de poche à la grande car elle veut économiser pour aller au Pôle Nord, en Amérique du Sud, voir le volcan Erta Ale… La liste est longue!!! mais bon, faut assumer nos choix maintenant!

Voyagez-vous avec vos enfants? Comment cela se passe-t-il?

Avez-vous des astuces à partager?

2 commentaires sur “Comment voyager avec un saumon (euh! des enfants)

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